Comment isoler un faux plafond suspendu ?

Vos plafonds sont vétustes ? Votre maison est froide en hiver et chaude en été ? Vous entendez constamment vos voisins marcher ou parler ? Il existe une solution ! Savez-vous qu’avec une isolation en faux plafond, au plus proche du volume chauffé, vous améliorez efficacement la performance énergétique de votre logement ? De plus, comme les travaux s’effectuent pièce par pièce, vous vous donnez du temps pour réaliser une rénovation de votre isolation plus globale, étape par étape. Et comme le son passe par l’air, vous faites également d’une pierre deux coups en réduisant les ondes sonores indésirables.

Comment isoler un faux plafond ?

Différentes méthodes pour isoler un plafond suspendu sont possibles, toutefois celles-ci varient selon :

  • Le type de support (béton, bois, plâtre) ;
  • L’état de vétusté ;
  • Le type d’isolant à installer (vrac, laine, panneaux rigides) ;
  • L’objectif (isolation thermique ou acoustique, esthétisme).

Ainsi, il existe 2 possibilités d'isoler votre plafond :

  1. Le plafond tendu : le vide d’air créé par la toile réduit les pertes thermiques. Toutefois, pour une réelle protection contre le froid et contre le bruit, l'ajout d’un isolant en complément est nécessaire.
  2. L’installation d’un plafond suspendu : en créant une ossature, il devient facile d’y intégrer un isolant.

Pour un faux plafond déjà existant et en bon état, il est parfois possible d’insuffler directement un isolant en vrac (flocon de verre, ouate de cellulose, etc.). Pour cela, il vous faudra une “cardeuse” pour le soufflage. Les trous seront à reboucher et l’ensemble sera à enduire, à poncer et à peindre. Toutefois, si l’espace est accessible, l’isolation du grenier au sol est une solution plus facile à réaliser.

Vous pouvez également penser à l'isolation de votre toiture pour améliorer votre confort thermique et acoustique.

Pourquoi l'isolation d'un faux plafond est une alternative solide à l'isolation thermique et phonique de votre habitat ?

Lorsque vous chauffez votre logement, la température augmente. L’air, qui est en réalité un gaz, va perdre de sa densité et ainsi s’élever. Mais ce n’est pas tout ! En récupérant des calories, l’air s’agite, cela s’appelle la “convection”. Plus les écarts de température sont élevés, plus le mouvement de l’air est rapide. Si l’air parvient à passer chez votre voisin, le son y arrive également !

En résumé, avec une isolation de votre faux plafond :

  1. Vous conservez la chaleur.
  2. Vous supprimez les courants d’air froid (convection), améliorant ainsi votre confort.
  3. Vous atténuez les nuisances sonores des bruits aériens (conversations, musique, télé, etc.) et des bruits solidiens (bruit de pas, déplacement de meubles).

Quelles sont les différents budgets à prévoir pour l'isolation d'un plafond suspendu ?

Le prix varie selon le type d’isolant et de son épaisseur, le type de finition (plaques de plâtre, lambris, dalles, etc.) et la méthode de pose.

**Type****Prix au m² (pose comprise)**
Suspendu, sans isolationDe 30 à 50 €
Suspendu, avec isolationDe 45 à 75 €
Toile tendueDe 50 à 90 €
Coût de la pose seuleDe 20 à 50 €

Il faut compter de 30 à 90 € par m² pour la fourniture, la livraison et la pose de votre faux plafond.

Types d'isolants

Le choix de l’isolant conditionne le résultat thermique et acoustique.

**Type****Avantages****Inconvénients**
“Biosourcé” (laine de bois, de chanvre, de mouton, métisse, etc.)Bonnes propriétés isolantes, hiver comme été. Excellente pour l’isolation phonique du faux plafondPrix plus élevé
Minéral (laine de verre, de roche, etc.)Très bonne protection thermique pour l’hiver. Confort d’été moyen à faible. Prix faible. Bon isolant acoustiqueProduit souvent irritant. Bilan carbone élevé
Synthétique (polystyrène, polyuréthane, etc.)Excellent isolant pour l’hiver, mais pas pour l’été. Mauvais isolant phonique (résonance). Prix moyen à faibleProduit polluant, voire toxique (surtout en cas de combustion)

Selon l’espace disponible (hauteur sous plafond) et le type de pose, certains isolants seront plus adaptés que d’autres.

type isolant

Différences entre faux plafonds tendus et suspendus

Pour l’isolation de votre faux plafond, vous hésitez entre la méthode tendue ou suspendue ?

La toile tendue est une solution autoportante. Sa pose est relativement simple à réaliser pour la méthode à froid. Celle-ci consiste à fixer des cornières en PVC ou en aluminium avec des agrafes, des chevilles ou des vis, sur le pourtour de vos murs. La toile en polyester enduite de polyuréthane est ensuite clipsée dans les rainures des rails. Pour la méthode “à chaud”, il est conseillé d’avoir recours à un professionnel. La toile est alors de type thermoplastique (PVC) et devient souple sous l’effet de la chaleur d’un canon à air chaud (40 à 50°C). Le revêtement est tendu par des harpons soudés. En refroidissant, la toile se tend. Le choix de finitions est large : laqué, satiné, aspect métal, translucide.

Le plafond suspendu se pose grâce à un système de rails et de suspentes métalliques réglables. Vous devez donc créer une ossature qui peut être soit autoportante, soit fixée sur les poutres en bois ou sur l’ancien revêtement. Les rails sont à espacer tous les 60 cm maximum. L’isolation s’insère dans l’espace vide créé. Le choix de finition est également varié : plaques de plâtre, lambris, dalles de couleur et de formes différentes.

Dans les deux cas, vous pouvez profiter du vide pour cacher vos câbles électriques et encastrer vos luminaires.

L'isolation de votre faux plafond vous permet d'effectuer des économies d'énergie

economie d'energie

Selon l’ADEME (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie), l’absence d’isolation en toiture provoque de 25 à 30 % de pertes. Toutefois, pour des économies d’énergie significatives, quelques règles sont à respecter :

  1. L’épaisseur doit être suffisante, avec une résistance thermique minimale de 7 m²K/W, soit entre 20 à 30 cm d’isolant.
  2. L’isolation doit être continue avec idéalement une étanchéité à l’air (film “pare-vapeur” scotché).
  3. Le matériel et la pose doivent être conformes aux prescriptions du fabricant. Privilégiez toujours des produits sous avis technique du CSTB (Centre Scientifique et Technique du Bâtiment).

Si vous confiez vos travaux à un professionnel qualifié RGE (Reconnu Garant de l’Environnement), vous pourrez également bénéficier d’aides financières.

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