Rénovation énergétique : les évolutions de MaPrimeRénov’ en 2026
09 janvier 2026Plafonds de dépenses pour rénovation réduits à 30 000/40 000€. Aides facilitées sans DPE jusqu'en 2027. Fin des forfaits biomasse/isolation…
Par Maria SalhiDécouvrez les travaux que le bailleur peut réaliser sans accord locataire: entretien, urgence, et performance énergétique sont clés!
La législation encadre strictement les interventions que le propriétaire peut réaliser dans un logement loué sans avoir besoin de l’accord écrit du locataire. Par principe, le locataire est tenu de laisser l’accès au logement pour des travaux d’entretien courant, de maintien en état, d’amélioration des parties communes ou privatives, ainsi que pour les chantiers visant à améliorer la performance énergétique. Cependant, le propriétaire doit toujours notifier le locataire à l'avance par une notification de travaux. Aucun chantier ne peut débuter les samedis, dimanches et jours fériés sans l’accord exprès du locataire, comme le stipule l’article 7 de la loi du 6 juillet 1989.
Certains travaux ne peuvent attendre l’échéance du bail. Le locataire doit permettre leur réalisation même si cela entraîne des désagréments ponctuels. Par ailleurs, le bailleur est légalement tenu de remettre et maintenir un logement décents en termes de sécurité, salubrité et performance énergétique.
Toutes ces interventions relèvent des obligations générales du bailleur pour offrir un logement conforme aux critères de décence et assurer son entretien.
Avant tout début de travaux, le propriétaire doit informer le locataire par une notification, remise en main propre ou par courrier recommandé. Cette notification doit détailler la nature des travaux, les modalités d’exécution, ainsi que la période d’intervention envisagée. Sauf accord du locataire, aucun chantier ne peut être programmé pendant les week-ends et jours fériés. Si les conditions des travaux deviennent vexatoires ou comportent un danger, le juge peut ordonner l’arrêt temporaire.
Lorsque des réparations urgentes se prolongent au-delà de 21 jours, le Code civil prévoit une réduction proportionnelle du loyer. Si les travaux rendent une partie du logement indisponible, le loyer doit être diminué en fonction de la durée et de la surface affectée. Si, de surcroît, le logement devient inhabitable, le locataire peut saisir le juge pour demander la résiliation du bail. Ces dispositions sont prévues à l’article 1724 du Code civil. (legifrance.gouv.fr)
Anticiper et planifier précisément la durée des travaux, ainsi que phaser les interventions, permet de limiter les désagréments pour le locataire tout en sécurisant le suivi du chantier.
Le propriétaire ne peut pas décider unilatéralement d’effectuer certaines transformations du logement. Pour déplacer des cloisons, modifier la configuration de la cuisine ou procéder à une transformation lourde d’équipements privatifs, l’accord écrit du locataire est indispensable. À défaut, le juge pourra être sollicité. L’article 7, f) de la loi de 1989 encadre ces situations.
À partir du 1er janvier 2025, il sera interdit de louer les logements classés G en DPE. La loi prévoit ensuite l’extension progressive de cette interdiction aux logements classés F puis E aux échéances suivantes. Ces évolutions s’inscrivent dans la loi « Climat et résilience ». (service-public.fr)
En pratique, il est donc essentiel pour le bailleur de programmer des travaux ciblés afin d’améliorer le DPE conformément aux règles, sans compromettre le quotidien du locataire. Pour anticiper les coûts et mieux arbitrer les choix, consultez notre guide pour planifier une rénovation complète sans dépasser son budget.
Pour tout savoir sur les aides et obligations concernant l’efficacité énergétique, explorez aussi notre analyse sur les Obligations CEE 2026, utile pour identifier les leviers de financement privé.
Lorsque des travaux impactent les parties communes ou les colonnes techniques, il importe d’associer le syndic dès le départ. Pour les immeubles anciens, la réalisation d’un Diagnostic technique global (DTG) permet de hiérarchiser les priorités : structure, réseaux, enveloppe, sécurité incendie. N’oubliez pas d’informer tous les occupants, d’afficher le planning dans les espaces communs et de bien coordonner les interventions.
Le respect de la réglementation est crucial, mais il ne suffit pas à garantir le bon déroulement du chantier au quotidien. Une communication fluide et régulière est essentielle pour apaiser les tensions et faciliter le suivi. Désignez un référent unique, partagez des comptes-rendus hebdomadaires et proposez des aménagements temporaires lorsque la cuisine ou la salle d’eau sont inaccessibles.
Chez Renovation Man, un expert dédié assure la coordination du planning et de la sécurité avec des entreprises de confiance. Nos architectes d’intérieur adaptent le projet aux contraintes d’un logement occupé : phasage optimisé, zones tampons, solutions provisoires. Vous bénéficiez d’un accès sécurisé aux espaces essentiels tout en améliorant durablement la qualité de votre bien.
Votre projet peut s’inscrire dans le respect de la loi, du calendrier et du quotidien du locataire. Nous vous proposons un plan d’actions clair : estimation rapide, sélection d’artisans qualifiés, pilotage rigoureux du chantier et accompagnement par un expert dédié et nos architectes d’intérieur. Discutons ensemble de vos futurs travaux : contactez Renovation Man pour transformer votre bien loué dans les règles et au bon rythme.
Non, certains travaux nécessitent impérativement l'accord écrit du locataire, notamment ceux modifiant radicalement l'agencement du logement. Ignorer cette exigence peut entraîner des litiges juridiques sérieux.
Des travaux dépassant 21 jours peuvent entraîner une réduction du loyer. Cette mesure vise à compenser les désagréments causés au locataire.
Absolument pas. Le locataire doit être notifié à l'avance pour toute intervention, sauf en cas d'urgence critique. Ignorer cette étape peut compliquer la gestion du chantier et entraîner des réclamations.
Les travaux affectant les infrastructures communes ou perturbant les unités essentielles du logement, comme la cuisine, requièrent une coordination soignée. Omettre d'organiser adéquatement ces tâches peut perturber le quotidien des occupants.
Non, ces travaux sont souvent imposés par la loi pour améliorer l'efficacité énergétique et garantir la décence du logement. Toute résistance à ce type de travaux peut être infondée et nuire à l'intérêt collectif de rénovation.
Oui, mais uniquement avec l'accord explicite du locataire. Négliger cette entente peut non seulement retarder le projet, mais aussi nuire aux relations locatives.
Des travaux dangereux ou non conformes peuvent être interrompus par une décision judiciaire, exposant le propriétaire à des sanctions légales. Prioriser la conformité et la sécurité est essentiel pour éviter des complications coûteuses.